Uncharted : The Nathan Drake Collection [Critique]

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La mode des remasters, nous sommes en plein dedans, Playstation 4 en tête de liste. Dans le cas de la licence Uncharted, ce n’est pas tant pour faire découvrir notre Indiana Jones virtuel aux néophytes que pour préparer la future sortie du 4ème volet, prévu pour le 10 mai prochain. Analyse d’un blockbuster Hollywoodien !

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Un projet bien abouti

Pour ce remaster, nous avons devant les yeux le boulot des petits gars de Bluepoint Games, qui s’étaient déjà occupés des portages de Gravity Rush ou Metal Gear Solid (entre autres). Du coup, vous vous en doutez, la technicité visuelle est au rendez-vous, même si on sent bien que le jeu vient de la Playstation 3. Nous passons donc sur du 1080p avec du 60 FPS, et le tout sur le même disque, ce qui se doit d’être souligné car la console n’est aucunement impactée par ces paramètres, et tourne de manière plus que fluide sans jamais faiblir. 

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Bluepoint à l’habitude des remasters, et cela se sent, outre la technique ! En effet, ce sont des petits détails qui passent inaperçus, mais qui font plaisir quand on les remarque, comme, par exemple, le fait de pouvoir switcher d’un jeu à l’autre facilement à l’aide de la touche R1, et ne parlons pas des temps de chargements, très courts, qui ne dépasse jamais les 10/15 secondes pour lancer votre partie. Appréciable ! Rajoutez à cela le système de visée, identique sur les 3 volets (ce qui n’était pas le cas à l’époque, forcément) ainsi que le lancer de grenades, qui gagne en souplesse, et vous obtenez une cohérence assez troublante sur l’ensemble des opus, ce qui donne une sensation de jouer à un seul jeu séparé en 3 gros chapitres qu’à 3 jeux différents.

Côté sonore, le travail est là également, mais petit bémol, ceci-dit, aux doublages dont le niveaux des voix est, parfois, mal géré durant les cinématiques, mais ce n’est qu’un détail.

Welcome to Hollywood

Pour celles et ceux ayant déjà joué à la trilogie sur la native Playstation 3, ce sera un plaisir de vous replonger dans les aventures de Nathan Drake et de son ami de toujours, Sully, pour en prendre plein les yeux durant toute votre partie. En effet, l’action est tellement intense, tellement présente, et cadrée de manière tellement cinématographique, que les jeux auraient pu être développés par David Cage himself. Partant de là, on s’ennuie très peu en début de partie, mais la linéarité des scènes plombe souvent le côté ludique.

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Entendez par là que le même schéma s’applique sur l’ensemble des trois jeux, à savoir : on arrive dans une zone vide, on trouve ce qu’on est venu chercher, et une armée digne de la légion étrangère nous tombe sur le coin du nez sur le chemin du retour, qui, entre temps, est devenu tellement accidenté qu’on se demande comment Drake à réussi à vivre aussi longtemps en prenant autant de risques.

Côté scénario, nous sommes toujours dans du « made in Hollywood ». Honnêtement, et comme indiqué dans le chapô de cet article, Uncharted pourrait être une suite d’Indiana Jones, 30 ans après. On se retrouve donc en prise avec des pirates venus chercher des trésors légendaires, des généraux de guerre fous, une mafia dont le méchant s’inspire clairement de l’Épouvantail de Batman, bref, sans être méchant, la saga Uncharted enchaîne les grands clichés du cinéma, entre deux love-stories un peu mieux travaillées ceci-dit. Clichés ou inspirations, ça dépend de vos penchants philosophiques. En somme, pas vraiment de surprises, mais le show est assuré, c’est déjà ça !

Du coup, entre les 3, lequel gagne la palme ?

Mon avis n’est que subjectif, mais franchement, c’est Uncharted 2 : Among Thieves, qui remporte la palme du meilleur des trois. Je m’explique ! Le premier volet était un coup d’essai, cela se voit, et cela se sent, à l’époque comme maintenant. Le système de visée était déjà bon à l’époque, mais le jeu était tout bêtement un enchaînement de phases « gunfight » dont la difficulté allait crescendo. Les phases d’énigmes et de grimpettes étaient anecdotiques, au point que l’intention des développeurs de vouloir pousser un peu la durée de vie du jeu était flagrante. Ceci dit, il a le mérite d’avoir implanté la licence et de proposer une alternative sérieuse à des Tomb Raider traînant la patte, car par encore rebootés.

Le deuxième opus est, lui, un parfait mélange entre action, scénario palpitant et énigmes bien pensées. Du moment où l’on sélectionne « Nouvelle Partie » au moment où le jeu affiche les crédits de fin, le jeu se tient dans une cohérence incroyable qui nous fait difficilement lâcher la manette, et portant, il est tout aussi linéaire que ses confrères.

Le dernier, quant à lui, est une tentative de surfer sur le succès du 2, en augmentant bêtement la difficulté, avec un scénario en retrait, et un côté moins épique (cet épisode est celui qui m’a le plus déçu). On se retrouve donc avec un jeu d’arène, où des vagues d’ennemis scriptées jusqu’au fion débarquent encore et toujours, et toujours plus dans l’exagération. À un point tel que, même Nathan, lance vers les derniers chapitres du jeu un petit : « sérieusement, ça en devient ridicule !« , en parlant du nombre d’ennemis.

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Malgré ces défauts, les Uncharted sont des jeux « spectacles » qui sont tout de même très agréables à jouer et à suivre. Nous attendons beaucoup du 4ème (et peut-être dernier) volet qui promet d’être tout aussi spectaculaire. Le travail de ce remaster est de qualité, et les ajouts comme le contre-le-montre ravira les fans de scoring. Bref, tout le monde y trouve son compte, et vivre les aventures de Drake en 60 FPS à de quoi flatter l’œil. Encore un joli coup pour Bluepoint Games !

Un joli coup de Bluepoint, qui nous sert encore une fois un remaster de qualité et très bien travaillé. Son gros défaut étant la linéarité, on lui pardonne au vu de l’aventure dans laquelle le titre nous plonge. À posséder pour les fans de blockbusters !

Points Forts

  • L'action nerveuse
  • Les gunfights
  • L'OST

Points Faibles

  • Répétitif
  • Un peu trop hollywoodien

Très bon !

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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