Uncharted 4 : A Thief’s End [Critique]

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Très attendu, Uncharted 4 : A Thief's End se veut être la finalité d'une saga qui a déjà fait ses preuves en matière de blockbuster !

Considéré comme le messie pour la plupart des joueurs, et acclamé par la critique (sauf pour le Washington Post, qui l’a gratifié d’un 4/10), une chose est sûre : Uncharted 4 : A Thief’s End a touché un très grand nombre de cœurs. Alors que l’on aime, ou pas, force est d’admettre que c’est toujours avec conviction !

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Le voleur reprend du service !

Après 3 épisodes plus que mouvementés sur consoles, et un maigre spin-off, intéressant mais décevant sur PS Vita, les aventures de Nathan Drake tentent, dans ce quatrième opus, de se trouver une conclusion. Ainsi, le jeu démarre directement dans le feu de l’action (à l’instar du 2 : Among Thieves) sur un bateau. Cette scène, qui n’a pas d’autres ambitions que de perdre le joueur dès le début, nous fait tout de même profiter du côté spectaculaire du titre tout en montrant les capacités du moteur, qui, mine de rien, tourne très bien.

Le scénario, donc, tourne autour de la relation très importante de Nathan et du nouveau venu dans la fine équipe : Samuel, son frère aîné. Et les premières heures de jeu vont véritablement insister sur le côté primordial de cette relation, avant de laisser retomber le soufflé (volontairement) pour nous dévoiler la petite vie tranquille de Nate, quelques années après les trois premiers épisodes. Marié à Elena, et travaillant dans une entreprise de récupération de déchets portuaire, notre héros coule des jours heureux, sans prise de tête ni tracas… Mais, car il y a un mais… Ce dernier ne semble pas tout à fait satisfait de sa vie, regrettant presque ces moments où l’exploration de ruines antiques le prenait aux tripes. C’est à ce moment-là que Samuel refait surface, et va tout faire basculer, ce qui ne sera pas au goût d’Elena, bien évidemment !

Uncharted 4 : A Thief’s End nous embarque alors, comme toujours, dans une histoire riches en rebondissements, et à ce niveau-là, il n’est pas exagéré de dire qu’il possède le spitch le plus abouti et travaillé de la saga (ce qui, pour moi, manquait cruellement aux anciens opus). Nous avons donc plaisir à suivre les nouvelles aventures de Nathan et de son frère à la découverte du trésor d’Henry Avery, un célèbre pirate ayant apparemment amassé le butin le plus important de l’histoire de la piraterie !

Nathan et Samuel Drake, deux zigotos comme on en fait plus !

Nathan et Samuel Drake, deux zigotos comme on en fait plus !

La façon dont nous est amené le scénario est vraiment remarquable, car tous les codes du cinéma viennent ici agrémenter le fil conducteur. De plus, l’arrivée de Sam Drake au sein du casting se fait avec une fine légèreté et s’intègre parfaitement au reste de l’équipe, apportant la bonne dose d’humour qui contrebalance Nathan. Blockbuster ? Bien sûr, et Uncharted 4 ne s’en cache pas. Dans la veine d’un Beyond : Two Souls ou d’un The Last of Us, ici, c’est l’immersion narrative qui prime. Seulement, à force de vouloir trop en faire, et toujours plus, on arrive peu à peu sur un bémol (pour ma part) que je pourrais reprocher à tous les jeux récents de Naughty Dog (et les jeux « narratifs » à plus grande échelle) : la durée de vie est bien trop courte !

En effet, il faut compter une quinzaine d’heures de jeu pour arriver au bout du soft. Alors, bien entendu, ce nombre augmente si vous choisissez une difficulté très élevée, mais quand bien même vous passerez plus de temps, ce sera seulement parce que le jeu devient ultra poussif et d’une difficulté bête et méchante dans les derniers niveaux (exactement ce que je reprochais au 3 lors du test d’Uncharted : The Nathan Drake Collection). En soi, c’est vraiment plus de contenu que j’aurai aimé voir, et un peu moins de « poudre aux yeux » (sans compter le trophée « speedrun » du jeu qui vous demande de le terminer en moins de 6 heures, ce qui, honnêtement, est très faisable).

Ça mitraille à tout va !

Que serai la saga Uncharted sans ses gunfights ? S’ils sont un chouïa moins nombreux que dans les volets antérieurs, ils conservent une intensité et un dynamisme propre à la série. Petite nouveauté : il est désormais possible de marquer les ennemis, en les visant avec L2, puis en cliquant sur R3. Cela permet d’étudier leurs rondes et de connaître leurs emplacements. Si vous trouvez que cela facilite la tâche, détrompez-vous, car les vagues ennemis sont légions, et certaines séquences vous confronteront à une vingtaine, trentaine, voire quarantaine d’opposants. Vous avez donc le choix d’y aller à la bourrin (faisable, mais compliqué) ou de la jouer en infiltration, au moins le temps « d’écrémer » le nombre d’adversaires. 

S’il n’est plus possible de renvoyer les grenades, comme dans le troisième opus, le système de visée de manière générale a été repensé et se prête volontiers à l’exercice du TPS. Couplé à un système de couverture exemplaire ainsi qu’au sacro-saint grappin, Uncharted 4 : A Thief’s End possède la mécanique de shooter la plus fiable, efficace et équilibré du genre.

Côté corps-à-corps, rien à ajouter, puisque le principe repose sur les précédents titres (à savoir Carré pour frapper, et Triangle pour parer/esquiver).

Et puisque nous parlions du grappin, autant creuser la question. Cet outil, qui vous permet de vous accrocher/balancer sur divers éléments du décor manquait cruellement à la série. En l’expérimentant, on se dit presque que c’est dommage qu’il ne l’ait ajouté qu’au dernier opus. Il change radicalement la manière de jouer et propose plus de verticalité dans les phases d’exploration (ce qu’il manquait aussi à la série).

Avec le grappin, les attaques aériennes prennent de l'ampleur et deviennent dévastatrices !

Avec le grappin, les attaques aériennes prennent de l’ampleur et deviennent dévastatrices !

Un des plus beaux titre de la PS4 !

Pour le coup, beau, oui c’est beau ! Les claques graphiques sont le sel de cet épisode (même si, au fond, nous savons que ce ne sont qu’illusions, car souvent non explorables). Avec une mention toute particulière à la lumière et aux effets de fumées/particules qui sont beaucoup plus présents et qui rajoute cette touche de « mystique » aux environnements que nous pouvons visiter. 

Tout autour de nous est crédible, les édifices, les PNJ, le comportement de nos alliés sur le terrain et durant les joutes, ils aident vraiment (pour une fois). Bref, on nous projette dans un univers cohérent et qui se suffit à lui-même. Surtout avec une nouveauté bienvenue, qui se marrie bien à l’aventure : la Jeep !

Alors, désolé d’être un peu pointilleux sur des détails qui vous paraîtront anodins, mais on nous a vendu la Jeep comme étant THE nouveauté du titre, qu’elle était extraordinaire, qu’elle allait changer le gameplay, j’en passe et des meilleures… Et au final, on ne la pilote que 4 chapitres sur 22 ! Alors, ok, des chapitres plutôt longs, mais en dehors de nous faire avancer plus vite (et de temps en temps s’agripper à un arbre ou à un poteau pour qu’il s’écroule) elle est plus que dispensable. Du coup, des séquences comme Madagascar deviennent juste de grandes plaines vides (à part quelques trésors à récolter, rien de bien folichon) qui n’offre pas d’autres solutions que de rouler tout droit jusqu’à la prochaine zone où on trouvera des ennemis. Voilà, c’était le petit coup de gueule de Jibenc0 !

Belle transition, puisque nous pouvons parler maintenant du contenu. Les habituels trésors à dénicher sont toujours de la partie, au nombre de 109, et augmenteront la durée de vie du jeu pour le joueur perfectionniste, car, en effet, certains sont assez difficiles à trouver. Nous avons également un mode multijoueur aussi prenant que bien réalisé, et ou le grappin à réellement une utilité (en tout cas, plus que dans le solo), et même si le modèle économique rejoint celui des free-to-play, le fun est bien présent, et avancer n’est pas si compliqué que cela.

Et pour finir, l’ajout qui a fait tourner bon nombre de têtes : l’appareil photo. Proposant des fonctions de personnalisations assez dingues, chaque plan, chaque décor du jeu ainsi que chaque situation peut devenir la scène de théâtre d’un joli cliché, que nous pouvons ensuite partager sans soucis grâce à la célèbre fonction Share de la PS4 ! Un ajout qui a vraiment du bon !

Côté sonore, si les musiques sont dantesques, elles aussi, je suis beaucoup plus dérangé par les dialogues, qui ont un volume global faible par rapport au reste. Et même en baissant la musique et les effets du jeu, certains passages ainsi que certaines conversations sont carrément inaudibles, ce qui est dommage, surtout quand l’on voit que les dialogues sont la plupart du temps très bien écrits.

 

Uncharted 4 : A Thief’s End termine avec brio cette saga culte s’il en est. Avec de tout petits défauts, il fait passer la série au niveau supérieur et prouve, une fois de plus, que Naughty Dog à le sens du spectacle et du scénario bien ficelé. Riche, beau, prenant et intriguant, ce quatrième opus vole la première place du podium à ses aînés, et même si le solo est bien trop court, le mode multijoueur bien amené prolonge l’expérience de façon ludique et intéressante. Bref, à posséder absolument dans sa ludothèque !

Points Forts

  • Des graphismes léchés !
  • Des gunfights nerveux !
  • Un scénario rôdé !
  • Le multijoueur !

Points Faibles

  • Durée de vie faible !
  • Un brin répétitif !

Très bon !

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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