The Legend of Zelda : The Minish Cap [Critique]

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Après un essai sur la série des Oracles of Ages/Oracle of Seasons, Capcom remet le couvert avec un opus spécialement réservé à la Game Boy Advance !

Sorti le 12 novembre 2004 en Europe, The Legend of Zelda : The Minish Cap, premiers pas de la licence sur Game Boy Advance tente de nous proposer une aventure fraîche et bien pensée de manière générale. Le studio en charge est Capcom, qui avait déjà fait ses preuves avec Oracle of Ages et Oracle of Seasons, preuve qu’il n’ont plus rien à prouver pour diriger un épisode de la saga !

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Les Artworks reprennent le design de « The Wind Waker », style graphique qui continu d’être utilisé !

La Fête des Minishs !

Tout commence lors de cette fameuse fête, qui rend hommage aux Minishs, un peuple mystérieux composé d’individus pas plus grands qu’un pouce qui vivent un peu partout autour de nous. Pour les besoins du scénario, ils sont invisibles aux yeux des adultes, ce qui va bien arranger notre héros, Link, qui est un enfant. Lorsque la princesse Zelda, qui est son amie d’enfance, vient le réveiller pour assister à ladite kermesse, le grand-père du héros, le forgeron Smith (ndlr : en anglais, forgeron se traduit par « smith ») le charge de remettre une épée au vainqueur du tournoi qui aura lieu après la fête.

Bien entendu, cela ne va pas se passer comme prévu, car le gagnant de la joute en question n’est autre que Vaati, le mage du vent (et accessoirement le grand méchant du jeu). Ce dernier ouvre le coffre sacré, ce qui a pour effet de libérer une multitude de monstres, et, au passage, il pétrifie la princesse Zelda. Link va alors devoir la sauver, une fois de plus, en réunissant quatre éléments qui serviront à imprégner l’épée Minish (bloquée jusqu’alors dans le coffre).

Il est clair que le scénario n’est pas le point fort du titre, qui tombe même dans un « classicisme » forcé, qui reprend le cycle déjà-vu du : « je rencontre Zelda -> je m’attache à elle -> il lui arrive malheur -> il faut la sauver ! ». Nous pourrions penser que Capcom a voulu se tenir à un respect des codes ancestraux de la série… Moi je dis : bullshit ! Si la princesse n’a pas un rôle majeur à jouer (ne serait-ce qu’au niveau du scénario), qu’on l’enlève, à l’instar de Link’s Awakening ou Majora’s Mask, qui s’en sortent très bien sans elle !

Par la suite, notre héros va tomber sur l’allié principal du jeu : Exelo ! C’est un Minish qui a subi une malédiction lancée par Vaati qui l’a transformé en « chapeau-canard-grognon », et comme Link n’a pas de chapeau, une fois de plus, on peut se dire que la vie est bien faite ! L’avantage de ce personnage est qu’il peut donner au petit elfe la capacité  de rétrécir jusqu’à devenir aussi grand qu’une mouche (en se plaçant sur des « autels » précis). De cette manière, il pourra voir les Minishs et communiquer avec eux ; il pourra également passer par des endroits étroits et se faufiler dans divers recoins. Le problème, c’est que quand on fait la taille d’un ver de terre, une simple flaque d’eau se transforme en océan, et le monstre le plus faible du jeu, le Blob, devient tellement dangereux que nous pouvons le retrouver en tant que Boss !

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Le jeu jongle assez bien entre les phases humain/minish !

Un gameplay soigné !

Outre l’élément consistant à changer de taille, le cœur du jeu, comme tout Zelda qui se respecte, tient à son gameplay brut et aux objets disponibles, qui sont pour l’occasion (et pour la plupart) nouveaux dans la série. On peut ressentir l’héritage Oracle of Ages/Oracle of Seasons et féliciter Capcom, qui a pris la peine d’intégrer avec cette série de jeux des objets qui ont su renouveler la prise en main (je pense notamment à la Cape de Roc et au Vase Magique). Link’s Awakening, bien qu’excellent, n’en restait pas moins maladroit dans les items proposés. Pour le reste, vous pouvez affecter un objet sur la touche A, un autre sur la touche B, et roulez jeunesse. Notons, pour un Zelda 2D, l’apparition de la roulade qui est plus un clin d’œil qu’autre chose, son utilité étant dispensable.

Des nouveaux objets intéressants, un modèle où le joueur doit valser entre taille humaine et taille Minish : quid de leurs utilisations dans les donjons ? Force est d’admettre que ces derniers sont, pour la plupart, plutôt bien ficelés, le level-design soigné étant toujours au rendez-vous. Cependant, nous pouvons regretter un certain manque de créativité en ce qui concerne les énigmes, puisque très souvent, cela consistera à vider une salle de ses monstres ou à appuyer sur un bête interrupteur. Le Palais du Vent relève un peu le niveau : dommage qu’il soit l’un des derniers donjon de l’aventure.

En revanche, si les temples ne resteront pas forcément gravés dans les mémoires, les différents secrets cachés au sein du monde d’Hyrule auront de quoi tenir en haleine. La plupart de ces mystères se camouflent derrière une seule et même quête : celle des Fragments du Bonheur ! Le concept est simple, vous pouvez trouver, en coupant de l’herbe; en tuant des monstres ou dans des coffres, des Fragments. Seulement, il manquera toujours l’autre moitié de la pièce. Votre rôle sera alors de trouver différents PNJs qui vous proposeront un fragment précis : si vous possédez l’autre moitié, alors la fusion peut se faire et vous débloquerez un secret, quelque part dans le monde, avec pour seul indice un plan tout aussi précis dudit lieu. Une fois rendu sur place, c’est la surprise : Quart de Coeur, Flacon, Rubis, etc. Ce petit élément, bien que tout simple, rehausse un peu la durée de vie du titre, qui n’est de base pas bien grande (10~15 heures) et nous fait explorer la carte du titre de fond en comble. De plus, à l’instar d’un clin d’œil à Link’s Awakening, le soft signe le retour des coquillages, mais qui, malheureusement, ont une utilité moindre. Ils permettent de jouer à la loterie Tendo (comme les figurines Tendo de The Wind Waker) et tente de faire vibrer la fibre de la collectionnite chez le joueur (pour ma part, cela n’a pas fonctionné, malheureusement).

L’héritage Wind Waker, parlons-en, car si les Artworks en reprennent les codes graphiques, la comparaison ne s’arrête pas là ! Le bestiaire, ainsi que certains PNJ sont directement repris du titre Gamecube, sorti rappelons-le un an avant ! Bien entendu, il y en a des nouveaux, mais l’inspiration de base est belle et bien présente !

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La direction artistique, très soignée, se marie bien au côté « enfantin » du jeu !

Une direction artistique léchée !

Nous ne pouvons enlever au titre que sa direction artistique est l’une des plus belles réalisées sur GameBoy Advance, et l’OST qui l’accompagne renforce cet effet, avec des thèmes qui, eux, resteront en mémoire ! Malheureusement, et c’est un peu le problème que je reproche à tous les Zelda 2D, les côtés enfantins et accessibles du soft rendent l’univers un brin fade. Clairement, ce n’est pas le Hyrule que nous retiendrons, et ce n’est pas non les Boss de Minish Cap (ou ses donjons) qui marqueront l’histoire de la saga. Il s’en dégage, au final, un petit côté « spin-off » assez désagréable, un peu comme si les épisodes canoniques de la licence reniaient un peu les versions portables.

En soi, le jeu s’en sort très bien, et même s’il est court à terminer, l’expérience proposée ici est tout de même appréciable. Si vous tombez sur lui sur la console virtuelle et que vous êtes curieux, par exemple, vous pouvez y aller !

 

Honnêtement, j’ai hésité entre l’Émeraude Argent et Or. Finalement, c’est l’Or qui l’emporte au vu des efforts que Capcom a fourni pour essayer de relever le niveau des Zelda 2D. The Legend of Zelda : The Minish Cap, est très bien réalisé, avec des idées intéressantes, et n’a pas à rougir des autres titres, cependant, il se met mal en avant, un peu comme s’il n’osait pas poser ses bolocs sur la table. C’est dommage, car le jeu en a le potentiel. Mais ne boudons pas notre plaisir, il reste très agréable à découvrir et à jouer, et, même si on l’oubli un peu vite une fois achevé, il n’en reste pas moins un véritable Zelda ! 

Points Forts

  • Une direction artistique soignée !
  • Les fragments du Bonheur !
  • Les nouveaux objets !

Points Faibles

  • Les donjons pas toujours au top !
  • Un scénario ringard !
  • Se termine assez vite !

Très bon !

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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