The Legend of Zelda : Ocarina of Time [Critique]

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Fer de lance d’une série mémorable, Ocarina of Time se place dans les classiques parmi les classiques. Après avoir replongé au cœur du royaume d’Hyrule, je ne pouvais pas ne pas en écrire une critique.

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Wake Up, Link !

Élément traditionnel de la série, Ocarina of Time débute sur le réveil de notre petit elfe adoré. Membre de la tribu des Kokiris, notre jeune Link n’en est toutefois pas issu originairement parlant. En effet, il est seul à ne pas être né dans la forêt Kokiri, et, par extension, il est donc le seul à grandir, tandis que ses comparses restent des enfants toute leur vie.

Une fois sorti de son arbre, on se met en quête de l’épée et du bouclier qui va avec, et roulez jeunesse : nous voilà parti pour une aventure qui, en plus de marquer le joueur, marquera l’Histoire du jeu vidéo (son impact sera l’objet d’un futur billet).

Grosso-merdo, qu’avons-nous là ? Cet opus est un savant mélange d’aventure, d’action, d’exploration voire même d’expérimentation. En effet, tout le « sel » du jeu réside dans le fait de se forger son propre chemin. Il n’est nullement question de choix multiples, de dialogues incessants ou autres cache-misère du RPG moderne. Ici, c’est avant tout le goût du voyage qui pousse le joueur à aller de l’avant. Et ne comptez pas à ce qu’on vous prenne la main, car mis à part quelques maigres boîtes de dialogues retranscrivant parfaitement le scénario, c’est à vous de jouer les Christophe Colomb et de vous aventure (ou non) dans les méandres d’Hyrule.

C’est un des premiers points que j’ai à mettre au crédit du titre : il fait appel à nos sentiments de « joueurs explorateurs ». En effet, même si un ordre plus ou moins défini entre les donjons est présent, les divers secrets que recèle le jeu ainsi que ses quêtes annexes parviennent à nous faire oublier que l’on est dans un scénario dirigiste. Les récompenses se gagnent à coup de découvertes, d’essais, d’expériences et de curiosité.

En relançant ma vieille Nintendo 64, je me suis dit ceci : « Mon seul guide est ma carte ! ». Pas de boussole, pas d’objectif à suivre (dans 200 mètres, tournez à gauche), pas de déroulé de quête, rien ! Certes, j’ai été frustré plus d’une fois (je bloque toujours aux mêmes passages), mais au final, ce qu’il en ressort, c’est de la fierté. La fierté d’avoir défait un Boss coriace, d’avoir trouvé l’arme désirée ou encore de venir à bout des énigmes sans aides.

Honnêtement, se farcir le Temple de l’Eau sans soluce et en ressortir victorieux… Comme toujours, je me suis levé du canapé en gueulant « C’est bon, j’suis un Homme ! ».

Car Ocarina of Time c’est aussi cela. Tout comme le scénario traite du passage de l’enfance à l’âge adulte, c’est également ce que le jeu nous demande à nous, joueurs. Link enfant traîne dans tous les coins, se déplaçant sur une plaine verdoyante, où tout va bien. Bien entendu il y a quelques monstres par-ci par-là, mais rien qui ne ferait peur à un enfant plein d’imagination qui se bat contre des dragons.

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Deux temps, deux messages !

Puis vient le temps de Link adulte, et là, c’est une autre histoire. Ciel noir, créatures dégueulasses, mort omniprésente, spectres, donjons flippants… Il est clair que le jeu nous demande de grandir également pour pouvoir le poursuivre, et je pose la question : Qui, étant gamin, n’a pas posé la manette voyant ce côté mature du titre avant de le poursuivre quelques mois/années après ? Je sais que vous êtes nombreux, mais quoiqu’il en soit, c’est signe qu’Ocarina of Time a marqué plus d’un esprit !

Concernant le gameplay, nous sommes dans du grand art. Certes, cela peut paraître vieillissant de nos jours, mais en 1998, c’était une révolution. Une vue à la troisième personne domine le panorama, avec des phases en première personne le temps d’utiliser certains objets, comme l’arc ou le grappin. Une touche pour le bouclier, une pour l’épée et une pour verrouiller les ennemis : faut-il vraiment plus que cela ? Ce qui en ressort, de manière globale, est un système qui allie exploration, aventure et combat à merveille, sans coupure, et avec une fluidité sans pareille. On prend plaisir à fureter dans les recoins d’Hyrule pour en dénicher tous les secrets et rôtir du monstre à la chaîne.

Mais que serait ce gameplay, justement, sans les traditionnels donjons de la série ? Ceux-ci sont furieusement inventifs et propose la dose de challenge adéquate, sans jamais pour autant bloquer le joueur (hormis le temple de l’eau, qui est costaud, tout de même). Les énigmes sont pour la plupart accessibles et utilisent les différentes armes qui sont à votre disposition de manière brillante. De plus, chacun d’eux possède une ambiance et un thème propre qui renforce l’immersion. Les Boss viennent confirmer tout cela, même si je trouve dommage que leurs points faibles soient exposés de manière aussi flagrante. En revanche, la règle des 3 coups est toujours effective, et je dirai même plus que jamais !

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Pourtant, vous commencez à me connaître, je dis toujours qu’aucun jeu n’est parfait, et Ocarina of Time n’échappe pas à la règle. Nous pourrions critiquer un Link enfant/adulte qui switche entre deux époques, et qui au final n’apporte pas grand-chose en terme de gameplay, si ce n’est rajouter des allers retours un brin agaçants dans un univers où ceux-ci sont déjà bien présents. En revanche, cela sert le scénario à merveille, à vous donc de juger l’effet que cela vous fera (j’essaie de penser à tout le monde). Également une plaine d’Hyrule un peu vide (même pour l’époque) qui fait office de hub central réunissant toutes les autres zones.

Côté direction artistique, que dire, que dire… Les décors, bien que vieillissants, sont somptueux, et sont couplés à une OST absolument divine. Il n’y a pas à tortiller : The Legend of Zelda : Ocarina of Time est une invitation au voyage !

Vous l’avez compris, The Legend of Zelda Ocarina of Time séduit tant dans le fond que dans la forme. Un univers sombre, mature qui raconte une ou plusieurs histoires, que l’on suit avec grand plaisir. C’est une bouffée d’air frais dans le genre du jeu d’aventure, car on ne sait jamais ce qui nous attend au tournant. Si vous ne l’avez jamais fait, je ne peux que fortement vous conseiller de craquer pour ce titre qui, d’une manière ou d’une autre, saura titiller votre esprit de joueur. Une durée de vie conséquente, des quêtes à foisons, une progression non-linéaire et captivante : ce n’est pas pour rien s’il fait partie de la famille très privée des « classiques » ! Un must-have !

Points Forts

  • Un gameplay efficace
  • Un panel d'objets varié
  • Une direction artistique à tomber par terre
  • Le level-design des donjons
  • L'univers sombre et mature
  • On ne nous tient pas la main
  • Le contenu annexe

Points Faibles

  • Une Plaine d'Hyrule vide
  • Quelques allers retours un chouïa agaçants

Culte !

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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