Super Meat Boy [Critique]

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Avec une héritage « flash » qui démontrait déjà une certaine aisance dans le gameplay et et la direction artistique utilisée, il était logique que Meat Boy revienne en force pour devenir Super Meat Boy, en gardant son esprit déjanté, unique et qui représente toujours un bel hommage à la culture geek !

Du run, du steak et des lames !

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L’histoire du jeu peut se résumer globalement à cela : le héros, Meat Boy, voit sa copine, Bandage Girl se faire kidnapper par le méchant Dr. Fetus, et dois aller la délivrer. Inutile de préciser que ce synopsis fait directement référence au premier Super Mario Bros., comme le démontre les initiales du soft (SMB) et le genre qu’il arbore, puisque c’est une expérience de plateforme hardcore auquel le joueur se confronte avec ce titre ! Et même très hardcore !

C’est donc un hommage au célèbre plombier qui plane au dessus du jeu. Mais pas que, car le titre fait continuellement référence à la sphère geek en général et ce de manière toujours ,comique, ludique et légère. Transpirant l’humour à chaque secondes, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire lorsque l’on remarque un détail atypique reprit de Castlevania ou de Street Fighter (pour ne citer qu’eux)…

Et si cette impression guillerette vous saisira au moins au début, très vite, elle sera remplacée par la vision d’un petit diable qui mettra vos nerfs à rude épreuve. Reprenant les codes les plus ancestraux du jeu de plateforme, Super Meat Boy saura vous les faire détester ! Tout est fait pour faire rager le joueur, dans le bon sens du terme, car il se dégage de la mécanique de gameplay un côté « épique » et « grisant » lorsque l’on réussit un saut millimétré, ou que l’on zigzague de mur en mur en traversant le niveau comme une flèche !

Un level-design peaufiné  !

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L’intérêt du titre réside dans la difficulté à aborder les différents niveaux, et, surtout, à apprendre la physique relative à notre héros. En effet, l’inertie étant constamment soumise à Meat Boy, il faut savoir qu’il glisse sur quelques pixels après un saut et changer de direction en plein jump n’est pas sans conséquences. Pour autant, ces détails ont une importance primordiale, car c’est en se forçant à les maîtriser que l’on progresse véritablement dans le jeu.

La structure des différents stages et la disposition des pièges ne vous laissent pas le droit à l’erreur, mais heureusement, pour nous aider, nous pouvons nous repérer grâce aux traces de sang (de viande ?) que laisse Meat Boy derrière lui. Ainsi, il est aisé de voir à quel moment appuyer sur la touche de saut a été fatal !

Les différents mondes proposés sont généralement composés d’une vingtaine de niveaux, en comptant le Boss. Mais le titre compte une multitude d’à-côtés, comme les « Warp-Zones » qui sont des niveaux bonus que vous devez terminer en trois vies maximum. Vous pouvez aussi passer du temps à tenter de collecter tous les pansements du jeu (et finir le stage en même temps, ce qui n’est pas forcément évident). Du coup, en mettant ces objectifs secondaires bout-à-bout, la durée de vie du titre commence à s’allonger, doucement mais sûrement.

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La bande-son est un des gros points fort du titre. Ancrée dans le 8-bit des années 90, son côté dynamique, électro et fiévreux nous embarque dans des sessions de jeux absolument dantesque. Couplé aux graphismes léchés et pixelisés, on constate que la direction artistique globale n’est pas sans rappeler la « vieille époque », temps béni où le jeu de plateforme était à son apogée.

Tous ces différents éléments se combinent dans une sorte de merveilleux bordel, et son aura délicieusement frustrante se savoure dans un « tout », cohérent avec lui-même, et qui démontre une grande technicité de la part de Team Meat ! Mais souvenons-nous, si aujourd’hui le jeu est perçu comme étant très difficile, il se serait perdu dans la masse de la normalité il y a 20 ans, où une telle rigueur était demandée sur tous les types de jeux. Comme quoi, le média change, les joueurs aussi, cependant, il est toujours bon d’avoir une piqûre de rappel de temps en temps !

Points Forts

  • Le challenge bien dosé
  • L'esprit rétro
  • Les références geeks
  • Les secrets
  • L'OST

Points Faibles

  • Répétitif

Très bon !

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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