[BILLET] Pokémon GO : entre haine et amour, les avis se divisent !

Pokémon GO

[BILLET] Pokémon GO : entre haine et amour, les avis se divisent !

[BILLET] Pokémon GO : entre haine et amour, les avis se divisent !

Impossible pour vous d’être passé à côté du phénomène Pokémon GO ! Malgré le fait que la France ait été un des derniers pays à être servis, le succès colossal de cette application mobile ne peut être renié : c’est un carton ! Pourtant, force est d’admettre que les avis des consommateurs divergent. Pokémon GO est-il abrutissant et zombifiant ou redéfinit-il le genre social du jeu vidéo ?

Deux modes de pensées !

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Autant le dire tout de suite, si vous êtes contre le jeu, vous avez déjà eu à faire à quelqu’un qui ne cherchait qu’à vous contredire, et si vous en êtes fan, vous avez déjà du avoir à faire à un détracteur virulent : les uns prônant le côté « vous êtes tous des moutons zombifiés » et les autres celui de « un jour je serai le meilleur dresseur » ! Mais à force de chanter ce générique devenu culte depuis les années 90, est-ce si étonnant de s’apercevoir qu’aujourd’hui, c’en est une réalité ?

Il est une vérité dont on ne peut se détourner : Pokémon GO est l’expérience ludique qui se rapproche le plus de l’univers éponyme ! Partir en voyage, découvrir son environnement et en explorer les recoins, rencontrer de nouvelles têtes : quoiqu’on en dise, c’est du pur Pokémon dans toute sa splendeur et jamais un opus GameBoy, DS ou 3DS n’a pu s’en s’approcher autant de cette réalité. Partant de là, transposer un univers donné dans « le monde réel » est-il si effrayant que cela ?

Bien entendu, vous avez pu lire çà et là que divers événements tragiques, pour certains, grotesques, pour d’autres, ont pu se produire un peu partout où le jeu est sorti (la planète en somme). Cependant, très peu d’articles relates les « belles » histoires que cette application a provoquées, comme ces animaux retrouvés et sauvés par des joueurs dudit jeu. Ce que je veux dire par là, c’est que lorsqu’un phénomène prend une telle ampleur au sein d’une population, il y a forcément du bon, et a contrario forcément du mauvais. Si nous devions résumé cet état esprit en syllogisme absurde, cela donnerait :

Je fais partie des gens…
Il m’arrive d’être con…
Donc il arrive aux gens d’êtres cons !

De plus, gardons en tête que nous sommes toujours la règle, et jamais l’exception, il est donc inutile de se penser au dessus d’un écart qui, pour la plupart, est imprévisible. Une question vient alors à l’esprit concernant celles et ceux qui n’approuvent pas : détestent-ils le jeu en lui-même, ou bien le courant « mainstream » qu’il soulève ?

 

Constructif ou Impulsif ?

« Lorsqu’un Léviator apparaît dans un parc de Bordeaux, la foule s’enflamme ! Folie ou Passion ? »

Il reste difficile, sous un effet de masse, de distinguer une folie collective passagère, des fans, amoureux du jeu, qui connaissent pour la première fois l’excitation de ce que n’a jamais pu leur offrir la série auparavant. Tout est question de point de vue, il faut bien se dire que tout ceci est nouveau pour tout le monde, et qu’une réaction normale chez l’un, peut-être interprété péjorativement chez un autre. Il est donc important de prendre tous ces paramètres en compte avant d’émettre un quelconque avis.

Il est également important de ne pas rentrer dans le lard de toute personne réfractaire (ou défenseure) à Pokémon GO, mais plutôt de différencier dans quelle catégorie cette personne se positionne : les « critiques qui construisent un discours (qu’ils aiment ou non le jeu) » ou les « futurs critiques en devenir qui n’ont pas assez affinés leurs arguments pour s’affirmer mais qui l’ouvrent quand même » ? La seule chose qui sépare ces deux opposés, c’est le temps (de réflexion) ! Il est donc de bon ton de faire le tri entre une réaction à chaud mal maîtrisée et un refus assumé et non-haineux.

Que Pokémon GO ne séduise pas : soit ! Il appartient à tout un chacun de se forger une opinion propre, mais, globalement, j’aurai toujours plus de compréhension envers quelqu’un qui m’annonce ne pas aimer le jeu car il n’est pas fan de la licence ou du mode de jeu incitant à se mouvoir, qu’un autre qui m’annonce que cette application rend les joueurs idiots, esclaves et naïfs, car, argument ultime, toutes les données du jeu sont utilisables et exploitables par Google. Loin de moi l’idée de donner un coup de pied dans une fourmilière de rageux, mais ne pas se rendre compte, en 2016, que nos données sont déjà exploitées depuis une dizaine d’années : ça, c’est de la stupidité ! Car si vous ne le saviez pas, Facebook, Twitter, Instagram ou encore Tinder ne vous ont pas attendu pour collecter vos informations.

Car après tout, lors de l’installation, vous avez bien accepté les « conditions générales d’utilisations »… Non ? Vous savez, le petit écran ou vous cliquez sur « Suivant » sans prendre le temps de le lire parce que vous êtes impatient ? Les gens commencent à peine à prendre conscience que les conditions indiquées dans ces petits encarts deviennent de plus en plus intrusives, et, oui, cela effraie, mais que voulez-vous : directement ou indirectement, nous avons tous participé à en arriver là.

Pour ma part, je trouve Pokémon GO absolument magistral. Je redécouvre ma ville sous un jour nouveau, je parle avec des joueurs que je n’avais jamais vu auparavant, et d’une manière générale, cela incite à redécouvrir le côté social qui sommeille en nous, et à aller vers les autres plus facilement. Je conçois le jeu vidéo comme une porte ouverte aux idées novatrices, ludiques, profondes et expérimentales. En ce sens, l’application est une très bonne surprise, je dirai même inespérée, dans une époque où jeu vidéo et non respect des joueurs devient de plus en plus une normalité.

Si, sur le plan technique, Pokémon Go revêt l’aspect d’un bête free-to-play accessible dans sa progression (pour une fois) et ludique, c’est véritablement sur le plan humain qu’il arrive à puiser toute sa force, et j’écris cela à l’heure où le jeu en est à son stade le plus primaire. La suite réservera d’autres surprises.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas de polémique à avoir autour de Pokémon GO, un point c’est tout. À partir du moment où vous savez où vous mettez les pieds, et que, comme n’importe quelle autre application, il peut y avoir des risques en cas d’inattentions, dîtes-vous que vous avez tout compris. Après-tout, les dangers liés ne sont pas dû au jeu, mais à l’utilisation d’un écran, quel qu’il soit !

Et vous ? Comment avez-vous ressenti cette expérience ou vague déferlante au niveau mondial ?

 

Ce billet ne représente que mon avis, et n’est en aucun cas un discours unique et inattaquable !

 

 

 

Féru de jeux vidéo, j'aime bien en parler, y jouer, le remettre en question et, surtout, écrire dessus ! J'avais déjà un pad NES dans le ventre de ma mère et je suis né en avance grâce à un cheat code !

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